LES HISTOIRES

Découvrez les histoires des parfums

« Un grand parfum est d’abord une grande histoire. »

L’Oeuvre Noire

"A collection built on love and it's prohibitions"

Les premiers pas de Kilian ne pouvaient être que sulfureux. Surtout comme une rage soyeuse. Émerger en douceur de sa divine noirceur pour en extraire une sévère rafale de parfums à dégaine définitive. Une sorte de chant ultime comme si tout allait s’arrêter. Faire fort, penser comme un parfumeur du XIXème siècle, balayer, traverser et fendre la culture ambiante (R n’B, Snoop Dogg), faire le « black album » (Prince) fait de morsures d’iris (Florence et sa cruauté rentrée), de bergamote calabraise, de néroli de Tunisie. Et alors, et après: un profond silence habité.

In the Garden of Good and Evil

"When I'm good I'm very good, but when I'm bad I'm better"

Pourquoi irait-on croire qu’Eve ne maitrise pas la situation. Non, elle s’est mise en danger. Et elle n’y voit aucun inconvénient. Le serpent pense l’enserrer. Erreur, c’est elle qui dirige l’étreinte. C’est ainsi que fonctionnent les parfums de cette collection vénéneuse: « Playing With The Devil » « Good Girl Gone Bad », avec un lancinant entrelacs charnel; une animalité apaisée de douceur de jasmin Sambac, de résinoïde d’Opoponax. Les fruits certes, mais pas dans leur mièvrerie, plutôt habillés d’épices et de boisés. Une sorte de stupeur irrésistible, narcotique et désinhibée. Une évocation quasi palpable, une émotion tactile. Ces sillages traversent les siècles aussi vite que le péché.

Addictive State of Mind

"An olfactive dependence, an essential narcotic"

Un remède à toute mélancolie, histoire de piéger la ferveur. Tel est notre lot, autant prévoir cette addiction consentie. Quatre sillages, quatre aimables poisons, quatre échappées intrigantes. Le parfum ne doit pas nous fixer sur place, c’est une passerelle, un tapis volant, une oblique, la résonance inattendue. Il nous dépose dans un ailleurs redoutablement attachant, addictif avec cette morsure amère et sensuelle de cardamome verte, tabac, bouleau fumé, de muscade « hallucinogène ». Qui nous détient alors: le parfum en son flacon, ou nous dans sa pression vaporisée?

Moonlight in Heaven

"A scented getaway in a secret paradise"

Kilian fit un jour une expérience qui le hanta de longues semaines. Quelque chose d’apparemment anodin: un innocent riz au lait de coco. Mais il y avait pour illuminer ce bol enfantin, une mangue merveilleusement juteuse. D’où en rentrant, cette sensation prégnante, divinement sensuelle: celle d’un abandon lascif dans cette fragrance chavirée entre un duo d’hespéridé citron pamplemousse, piquée de baies roses, enlacée de fève tonka et vétiver. Ce fut alors comme se retrouver; à la fois abandonné dans la sensation mais aussi réincarné. La bouche qui réclame encore, la peau qui la nargue pour lui avoir dérobé.

Black Phantom

"A little party never killed nobody"

Une écriture maquée des années cinquante avançant masquée, sûre d’elle-même. Mieux que cela, cette irrévérence qui suffoque, fait soulever la poitrine. Lorsque le souffle s’interroge, capte le danger, les profondeurs sensuelles: voici que l’entrelacs du parfum opère. Le corps a baissé les armes, semble les rendre pour ne s’accrocher dans les entrelacs de bois de santal, rhum, amande et café. Et cette pointe de cyanure qui des sources thermales de Baden-Baden à Kilian, sacre un pacte diabolique. La mort rôde dans ses noirs ambigus, retardons-là à notre façon, faisons la languir. Captiver pour mieux se détacher ensuite.

From Dusk Till Dawn

"All Art is Erotic"

Pouvoir aller au-delà de l’Or, rejoindre sa véritable nature tactile : c’est également cette tournure lancinante qu’opéra Klimt durant toute son œuvre, cette approche qui nous fascine à l’image du portrait d’Adèle Bloch-Bauer, magnifique de sensualité. Mais où les lèvres des deux amants jamais ne se rejoignent. Kilian a joué de cette dualité comme une résonance pour deux fragrances opérant en nuit et lumière, féminité/masculinité. Créer ainsi un climat traversant le temps et se déposant avec trouble et profondeur. L’une des compositions les plus intrigantes.

Arabian Nights

"A sensual journey into the olfactive charms of the 1,001 nights"

Tout de suite une époque, immédiatement un continent. L’Arabie avec ce qu’elle nous montre. Et surtout ce qu’elle nous cache. Dans cette fissure se glissent cinq parfums. Outre les roses, l’encens, le musc, ils expriment une aristocrate animalité avec l’Oud, dont l’huile essentielle est obtenue à partir de la résine du bois d’Agar. C’est précisément dans ses notes qu’une fenêtre s’entrouvre, à peine une jalousie (d’en faire naître une). S’interposent alors comme un interdit, un refus et une immense tentation. La nuit arabe est ce qui nous retient, nous sort de nous-même, comme dans une effraction de rhum, d’ambre.

Asian Tales

"A moment of delicacy and spirituality"

La série de cinq fragrances imaginées par Kilian est partie ainsi à cet étrange rapport que l’Asie entretient avec l’air: ce qui fait l’aisance d’un vêtement (notez la gestion des interstices, le mouvement de l’étoffe) on le retrouve aussi dans ces sillages coulissants comme une cloison de papier de riz. Elle ouvre sur un lac de nénuphar ou la chambre d’une endormie. Evanescence de magnolia, pêche blanche et parfois des stridences, des cris étouffés par la nuit, l’effervescence exquise. La femme-neige disparait si l’on s’approche trop, le sentiment qui fond aux yeux de l’amour. C’est le moment alors d’une pause divine, la sérénité retrouvée… nous vivons sur un monde glissant, le parfum doit être impermanent.

Boutique Exclusives

"Summer night and city light. No sleep in the city"

La ville comme une inspiration, un réceptacle exclusif. Il y a dans une destination comme la quête d’une étrangeté, d’un sentiment, d’une rareté. Une odeur, un lainage, des voix, un accent… Pour eux seuls, nous traverserions la terre. Nous la traversons parce que quelque chose d’unique nous y attend. C’est ainsi que Kilian s’est mis à pourchasser l’esprit d’une ville, la déranger pour mieux la poser dans ses coffrets. Une nouvelle géographie apparait, une poétique se déclenche: Apple Brandy à New York, Vodka on the Rocks à Moscou, Pearl Oud à Doha, Lemon in Zest à Lugano, Royal Leather à Mayfair… pour un peu, nous ferions le voyage, juste pour le sentir. Et s’en repartir.

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